Paroles de naturalistes et retours d’observation
Quelques passionnés locaux évoquent régulièrement la magie des rencontres avec les rapaces du Sarrans. Un ornithologue ayant parcouru la Truyère souligne que le retour des vautours, amorcé au début des années 2000 grâce à des opérations de réintroduction sur l’Aubrac et la Margeride (source : Parc naturel régional de l’Aubrac), a transformé la perception du territoire. Ces géants du ciel, d’une envergure atteignant parfois 2,70 m pour le vautour fauve, forment aujourd’hui parfois des “ronds” de plusieurs dizaines d’individus planant au-dessus des crêtes, spectacle hypnotique qui attire même des amateurs d’Espagne ou d’Italie en quête d’observations remarquables.
Le milan royal, quant à lui, est devenu l’un des symboles du lac : sa population, estimée à plusieurs centaines de couples sur l’ancien territoire de la Haute-Truyère (source : Groupe Milan royal, LPO), témoigne d’une belle vitalité. Il se reconnaît à sa longue queue fourchue, ses ailes aux doigts écartés, et ses envolées presque chorégraphiées.
Le circaète, souvent appelé “aigle mangeur de serpents”, est plus rare mais visible chaque année. Photographié à plusieurs reprises depuis la presqu’île de Laussac, il attend patiemment la chaleur de la mi-journée pour monter en altitude avant de repérer sa proie.