Des missions multidimensionnelles : production, sûreté, environnement
1. Une centrale hydroélectrique de premier plan
Avec ses 326 MW de puissance installée, la centrale de Sarrans est l’une des plus puissantes d’Auvergne (source : EDF, 2021). Elle produit en moyenne 500 millions de kWh par an – assez pour alimenter plus de 100 000 habitants, soit la population du Cantal entier ! Cette contribution essentielle à l’électricité « verte » française est assurée grâce à un pilotage très fin des niveaux d’eau et des turbines.
- Les débits sont ajustés en temps réel selon la demande nationale et le niveau du réservoir.
- EDF travaille en coordination avec les barrages en amont (Gabarit, Lanau) et en aval (Couesque, Montézic, etc.) pour optimiser la ressource.
- L’intégration dans la chaîne hydroélectrique de la Truyère en fait un maillon clé de la gestion énergétique régionale (source : ADEeF).
2. Sécurité : surveiller un géant
Comme tous les « grands barrages » français (>20m de haut, volumétrie importante), Sarrans fait l’objet d’une surveillance très stricte, encadrée par l’État (Ministère de la transition écologique – DREAL). À ce titre, EDF conduit pour le compte de la collectivité :
- Des inspections visuelles régulières (quotidiennes sur site, mensuelles élargies, colloques annuels avec l’Administration, contrôles décennaux approfondis)
- L’entretien et la modernisation des équipements mécaniques (vannes, organes de vidange, aéroéjecteurs, etc.)
- Des analyses instrumentées (capteurs de pression, de température, observations de micro-mouvements du béton…)
- La gestion des crues et l’information de la population via des dispositifs d’alerte (sirène, SMS, exercices annuels)
C’est cette exigence qui a conduit, notamment, à la vidange totale et à la réfection du barrage en 2014-2015, un chantier spectaculaire et exceptionnel – le premier depuis 1979 – pour contrôler la structure, évacuer les sédiments et moderniser les installations (source : La Montagne).
3. Préserver les milieux naturels et les usages
En amont comme en aval du barrage, les équipes d’EDF travaillent aussi main dans la main avec l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, les fédérations de pêche et les collectivités locales :
- Gestion raisonnée du marnage (variation des niveaux du lac au fil des saisons) pour limiter l’érosion et favoriser la biodiversité.
- Mise en place de dispositifs de "franchissement piscicole" lors de l’avalement, pour protéger les populations d’anguilles et autres espèces migratrices.
- Mise à disposition des données sur les débits réservés aux gestionnaires des activités nautiques et agricoles.
Les rives du lac abritent en effet des zones naturelles sensibles ; leur préservation s’organise dans le dialogue continu avec les acteurs locaux (source : Fédération Départementale de la Pêche de l’Aveyron).